Editorial d’Hassan AOUMMIS
Je tiens le titre de cet éditorial du président du Secours populaire qui exprime le degré de paupérisation que connaît une grande partie de la population. Les résultats de la dernière enquête de l’INSEE sur le seuil de pauvreté révèlent l’existence de plus de 8 millions de citoyens dans une situation de vie extrêmement difficile. C’est-à-dire qu’ils doivent survivre avec moins de 1000 € par mois. Ainsi voit-on des queues qui s’allongent aux points de distribution de repas mis en place par des associations humanitaires obligées de compenser les absences d’un Etat qui ne peut à la fois nourrir les banquiers et les pauvres. On se pince en repensant à ce que disait Sarkozy fraîchement élu président de la République en 2007 : « J’ai fixé au gouvernement l’objectif de réduire d’au moins d’un tiers en cinq ans la pauvreté dans notre pays ». Il était alors question de réduire de 7 à 5 millions le nombre de pauvres de là à 2012.
Et l’Europe dans tout cela ? Rappelons que la décision concernant le programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD), qui vient en assistance à 4 grandes associations (Croix Rouge, Banque alimentaire, Restos du cœur et Secours populaire) vont aggraver considérablement la situation : une diminution de 75% de cette aide est prévue en 2012, et probablement sa fin est programmée pour 2013. C’est inadmissible lorsqu’on on sait que cette aide alimentaire provenant de l’Europe concerne 4 millions de personnes. A Choisy-le-Roi, comme partout ailleurs, la population dans le besoin sera fortement impactée. Aussi, c’est une réelle volonté de casse des valeurs de la solidarité envers les plus démunis qui est envisagée par l’Europe. Cela nous interpelle quant à l’avenir que nous souhaitons construire ensemble. Désormais, cet avenir ne peut plus se passer de notre mobilisation et de notre lutte contre une idéologie ultralibérale injuste, générant oppression, pauvreté et exclusion.
On le voit bien, la crise que nous traversons, n’épargne ni la France ni l’Europe à qui notre destin est lié. La crise de la globalisation financière fait trembler sur leur fondement les vieilles certitudes, celles d’un progrès social qui était acquis ; et avec elles les tentations de croire que nous pourrions tourner le dos au monde réel.
La « révolution conservatrice, ultralibérale », a fait régresser aussi bien les pays du Sud, atteints de plein fouet par la spéculation sur les terres et les matières premières, dépouillés de leurs élites et d’une partie de leurs travailleurs attirés par un monde meilleur, que les couches populaires et moyennes des pays riches de l’Europe. Ceux-ci ont vu leurs richesses industrielles disparaître à coup de délocalisations et de transfert du pouvoir vers les élites économiques, sur fond de démission du pouvoir politique. Résultats : la désintégration sociale qui menace nos villes et nos banlieues, la régression de notre modèle social, la ponction de la richesse nationale au profit des groupes prédateurs, l’immoralité d’une distribution des profits au bénéfice de la rente, le déséquilibre du rapport capital/travail, au profit du capital.
Dans ce contexte particulièrement dur pour la population, notre crainte c’est qu’en France –comme c’est déjà arrivé en Espagne- une gauche molle au pouvoir ne soit le placenta de la droite la plus dure. Son unique solution serait alors une cure de morphine, pour nous calmer et prolonger encore un peu plus les accords ultralibéraux et antisociaux de l’Europe de Maastricht.
S’il est vrai que la conscience spontanée des exploités n’est pas forcément révolutionnaire, il n’est pas moins vrai qu’aujourd’hui on ne peut plus rallier armes et bagages les « tchatcheurs » professionnels, au risque d’un suicide politique et social collectif. Il est urgent de se débarrasser des illusions que le capital dérégulé peut tout résoudre, et se prononcer pour le maintien d’un Etat républicain égalitaire, redistributeur des richesses, avec un service public fort, et pour une Europe des peuples, démocratique, sociale et confédérale.
Logement social
Le Congrès du Mouvement HLM à Bordeaux de cette année, l'ambiance était à la morosité, l'inquiétude mais aussi à l'espoir. Au cours des cinq années de la présidence Sarkozy, le mouvement HLM a encaissé beaucoup de coups. Le budget consacré par l'Etat au logement social a été divisé par deux et les collectivités locales ont de moins de moins de moyens pour compenser le recul de l'Etat.
"Faire la France des Propriétaires" était une des orientations de Nicolas Sarkozy en 2007. Au nom de ce slogan, le monde HLM a été sommé de mettre en vente une partie de son parc. Ce mandat présidentiel restera marqué par la triste opération Icade qui a vu des moyens publics mobilisés massivement pour racheter des logements à un opérateur public lié à la Caisse des Dépôts mais introduit en bourse et soumis à la pression des actionnaires.
Après avoir souffert cinq ans de la rupture sarkozyste, le monde HLM aspire au changement et l'a fortement exprimé lors des Etats Généraux organisés ce printemps. Le logement social n'est pas la réponse unique, loin de là, à la crise du logement et de la ville. Mais dans l'arsenal public, il doit occuper une place centrale pour ne laisser ni nos villes ni nos concitoyens à la merci du marché et de la centrifugeuse immobilière. Contrairement aux libéraux qui veulent le réduire et le spécialiser dans le logement des très pauvres, le parc social doit être conforté dans sa vocation quasi universelle, c'est une condition importante du vivre-ensemble dans nos villes. Un parc social accessible au plus grand nombre implique la création du loyer progressif qui ne soit plus une résultante technocratique mais adapté au niveau de vie des habitants.
Cette mobilisation du logement social doit s'intégrer dans un plan plus large de relance de la construction. Le productivisme seul pourra sortir nos villes de la crise du logement. Pour cela, il faut mobiliser des moyens en réorientant les investisseurs (banques, assurances, mutuelles) de la spéculation vers l'immobilier. Il est nécessaire également de mener une réforme foncière et immobilière pour lutter contre la rente.
JL
François Hollande ne peut pas ignorer le «non»
François Hollande, pour être élu, peut-il n'être que le candidat des partisans du «oui» à l'Europe? Cette question mérite d'être posée. L'idéal serait même que François Hollande y réponde. Après le dernier «sommet» européen, il a en effet déclaré qu'il renégocierait le traité prôné par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. C'est déjà ça. Mais ce n'est «que ça».
La situation actuelle n'est que le résultat d'un long processus. Celui qui de la fin des années 70 à aujourd'hui a tout fait pour déréguler, abaisser les droits de douanes, déséquilibrer les rapports de forces entre monnaies. L'euro n'est pas responsable de tout cela. Il n'a été que l'instrument efficace d'une idéologie, un outil parmi d'autres, dans la boite des néo-libéraux.
Or les contradictions sont aujourd'hui d'une telle puissance qu'elles finiront par l'emporter. La réaffirmation de la souveraineté allemande, éclatante suite à la décision du tribunal constitutionnel de Karlsruhe du 30 juin 2009, pose une question existentielle à la construction européenne, si cette dernière est conçue comme un projet politique à vocation fédérale. Sauf à dire et à refuser de voir ce qui crève les oreilles et les yeux: ce fédéralisme-là ne peut se faire qu'aux conditions de l'Allemagne et de ses intérêts. Dans cette perspective, ce qui est à craindre n'est pas la force de l'Allemagne, mais la faiblesse de la France.
L'essentiel, c'est la disparition de la liberté des peuples et de la démocratie. C'est la mise en place de l'austérité, de la rigueur et de la mise en coupe réglée de l'héritage issu des luttes sociales et de la Seconde guerre mondiale au profit du marché.
Il faut reconnaître qu'à la fin des années 80, suite à l'effondrement du Mur de Berlin, on nous a vendu l'Europe au nom de l'amitié, de la paix perpétuelle et de la fraternité entre les peuples, alors qu'en réalité on achetait le néo-libéralisme des néo-conservateurs. Il y a eu tromperie sur la marchandise. On se souvient de la phrase de François Mitterrand: «La France est notre patrie, l'Europe est notre avenir.» Qu'en reste t-il aujourd'hui? François Hollande peut-il se faire l'héritier de cet effondrement?
Peut-il être élu sans tenir compte des arguments des partisans du «non» à Maastricht et au Traité constitutionnel européen? Peut-il être élu sans s'adresser aux Français qui ont voté «non» à 55% le 29 mai 2005? Date historique, alors que tout a été fait pour en effacer l'importance. Ignorer le «non» sera se condamner à la défaite politique et condamner la France aux dangereuses aventures.
Claude Nicolet
Pour faire réellement face au Front national
Les souffrances des classes populaires et des classes moyennes sont euphémisées, on parle de « sentiment » de déclassement ou d'insécurité pour ne pas avoir à leur apporter une réponse politique.
Commençons par l'euro. Depuis son instauration, non seulement la désindustrialisation de l'économie française s'est poursuivie, mais elle s'est accélérée. Le seul mécanisme d'ajustement qui demeure est celui de la baisse des salaires et des niveaux de vie (salariat allemand, et désormais grec, portugais, espagnols, etc.). Le « pacte de compétitivité » conclu entre Merkel et Sarkozy est de ce point de vue la dernière erreur en date : mentalité de rentier, privilégiant les possédants sur le salariat et les entrepreneurs. Est-il besoin de le préciser ? Ce « pacte » n'améliorera en rien la compétitivité de l'économie française qui souffre avant tout d'un taux de change de l'euro trop élevé au regard de sa spécialisation.
Le monde du travail sent bien que sans base industrielle solide, le financement de la protection sociale et des retraites fait défaut. Et ce n'est pas l'incantation à une « Europe sociale » ou à un « smic européen », propositions surréalistes dans le contexte politique européen actuel, qui peuvent ramener les couches populaires vers un vote plus raisonnable.
Face au libre-échange, reconquérir un appareil industriel
L'idée que, dans le libre-échange actuel, l'Amérique du Nord et l'Europe se spécialiseraient sur l'innovation tandis que l'Asie serait l'atelier du monde, ne résiste pas à l'analyse. L'Asie sera demain la plus grande concentration de chercheurs et de techniciens de l'histoire : elle sera à la fois le premier centre de production et le premier centre de recherche. Il est donc aberrant de continuer à fonctionner en système parfaitement ouvert avec des économies, elles, ouvertement protectionnistes (le cas de la Chine est bien entendu emblématique).
La gauche doit donc comprendre que la défense du monde du travail passe d'abord par une stratégie de défense du tissu industriel (en particulier des PME sacrifiées par les grands groupes), puis par une reconquête d'un appareil industriel digne de ce nom.
Pour faire face au Front national, qui n'a évidemment pas les moyens de répondre à la crise du capitalisme mondialisé, les élites de gauche, doivent abandonner certaines vieilles lunes et accepter de protéger à nouveau les gens ordinaires. Telle est la véritable stratégie qui permettra non de se donner bonne conscience, mais de renouer avec un peuple, qui demeure, en dernière analyse, le souverain en démocratie
L’extrême droite et la reproduction de l’espace mental colonial
La faiblesse de l’anticolonialisme français souligne la réussite de cette opération de production d’un espace mental colonial qui, de la 3e République à aujourd’hui, a été initié par multiples canaux : journaux, manuels scolaires, cartes postales, discours publics, zoos humains, etc. les oppositions à la colonisation en Afrique furent rares, minoritaires, sporadiques et ambiguës (justification d’une colonisation plus humaine). Au cœur de l’espace mental colonial figurent des représentations du peuple colonisé, de sa culture, de sa religion. Le racisme était à l’époque coloniale une production systémique nécessaire au problème colonial et non un simple problème de mentalité individuelle. L’espace mental colonial n’ayant fait l’objet d’aucune déconstruction après les décolonisations, il s’est logiquement reproduit. L’absence de décolonisation des esprits (dans le discours politique, dans les médias, dans les programmes scolaires…) a eu pour effet le maintien du « complexe de supériorité » qui ne pouvant plus s’exercer en Algérie s’est reporté sur les Algériens en France et plus largement sur l’ensemble des immigrés postcoloniaux. L’espace mental colonial du passé pèse encore d’un poids très lourd sur le cerveau des vivants. L’extrême droite qui relève la tête à la fin des années soixante, après son collaborationnisme vichyste, trouvera cette espace mental colonial disponible, l’investir pour développer ses thèmes et stratégies. L’espace mental colonial est ainsi une des racines puissantes de la pensée d’extrême droite.
Entre temps les dégâts de l’ultralibéralisme en termes de paupérisation, précarisation et dérégulations ont déployé leurs effets et suscité le besoin de nouveaux « boucs émissaires » et « débats écrans » visant à détourner l’attention des véritables questions posées à la société française. De plus, les politiques ultralibérales ont conduit à une segmentation du marché du travail sur une base sexiste et raciste affectant les forces de travail à de tel ou tel emploi ou secteur, selon l’origine et/ou le sexe. L’espace mental colonial retrouve une nouvelle jeunesse. C’est dire l’erreur consistant à considérer l’espace mental colonial comme un simple héritage du passé. Il est bien plus que cela. Il est au service d’intérêt d’aujourd’hui. Il est temps de nous souvenir de la leçon du poète martiniquais Aimé Césaire de décoloniser les esprits. Car la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine racial, au relativisme moral, avait-il dit.
S. Bouamama
MATIERE A DEBAT
Le développement durable nouvelle idéologie du XXI siècle ?
Quelques dates
Un « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures », lit-on dans une phrase lyrique extraite du rapport de Brundtland, rendu public en 1987. 3 volets ressortent de ce rapport : économique, social et environnemental.
C’est en 1992 (à Rio de Janeiro, au sommet de la terre) que le développement durable acquiert ses lettres de noblesse. 20 ans après la conférence de Stockholm. Les Etats présents au sommet de la terre ont adopté un programme global d’actions à mettre en œuvre pour réaliser les principes de la déclaration. Dénommé Agenda 21, comme autant de taches à planifier pour le XXI siècle, allant de l’international au local. Ce document se compose de 40 chapitres d’analyse et quelques 2500 recommandations, qui sont autant de passage à l’acte.
Le protocole de Kyoto (1997) signé par les pays présents stipule une diminution des émissions de CO2. Les pays en développement sont dispensés de cette contrainte jusqu’en 2012 (on y est).
2002 Johannesburg en Afrique du Sud.
Quelques faits
Déjà en 1867 Marx accusait le capital d’épuiser « les deux sources d’où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur »
1 milliards d’Hommes, soit 20% de la population mondiale consomme 80% des richesses disponibles. La planète, produit actuellement en moins de 2 semaines l’équivalent de toute l’année 1900. L’agriculture consomme 70% de l’eau douce.
A l’instar du développement durable on parle de plus en plus de commerce « éthique » ou « équitable » (qui repose sur l’idée d’un « juste prix », il ne représente que 0,01% du commerce mondial), d’investissement « socialement responsable », d’énergie « renouvelable » et autre consommation citoyenne.
L’Afrique dépend pour plus de 70% de ses gains officiels d’exportation de seulement 3 matières premières, dont le café et le cacao.
Acheter ou non acheter devient un acte politique, choisir tel ou tel produit, un acte militant et le consommateur un « consom’acteur ». La « révolution » se fait dans les cadis.
Quelques interrogations
On parle au nom des générations futures, on leur prête des intentions, des besoins, des exigences. L’homme d’aujourd’hui s’arroge le droit de l’homme de demain. L’homme du XXI e siècle, s’il est notre frère, il n’est pas notre double. Il est d’un autre temps dont nous ignorons encore les défis.
Depuis l’effondrement du mur de Berlin dans les années 90 et l’avènement du nouvel ordre mondial, sous la houlette des conservateurs américains (la famille Bush père et fils), on parle de la fin des idéologies, quand d’autres y voient l’avènement d’idéologie plus sournoises, comme celle de l’argent roi ou de la financiarisation du monde.
« Le développement durable » n’est ni une utopie, ni même une contestation, mais la condition de survie de l’économie de marché », confiait fin 2004 l’ancien PDG de Renault, Louis Schweitzer.
Glissement sémantique qui s’opère du « développement durable » vers « croissance durable ». Le développement durable se pose plus qu’il ne s’oppose face à « l’économie ». Cet intégrisme économique », selon l’expression d’Albert Jacquard est une doctrine selon laquelle le progrès économique résoudra les problèmes sociaux mieux qu’un régime politique.
De la même manière que le mouvement alter mondialiste veut rompre avec les modèles actuels du développement économique plus que de supprimer le capitalisme, le développement durable ne conteste pas le système, il le tempère. Face à ces dérives il est une alternative pragmatique.
Gardons nous des dérives de l’idéologie du développement durable : main basse sur le politique, légitimation d’un système social inégalitaire, mise en avant de la technocratie à travers sa cohorte de soi-disant experts, délaissement des questions sociales (emploi, chômage, service public…) au profit de questions sociétales sous prétexte du bien être des générations à venir.
Chadi Marwane
La communauté internationale doit reconnaitre l'existence d'un État palestinien au côté de l’État d’Israël
Position de Mouvement Républicain et Citoyen
La Palestine a obtenu la reconnaissance du statut de membre à part entière de l’UNESCO le 31 octobre dernier lors d’un vote sans appel de la conférence générale de cette organisation internationale en charge de culture, d’éducation et de patrimoine. La France s’honore d’être parmi les 107 pays qui ont voté pour, 14 pays, dont l’Allemagne et les États Unis, votant contre et 54 s’abstenant. Ce vote est un premier pas vers la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État membre de l’ONU comme le demande aujourd’hui l’autorité palestinienne.
Cette reconnaissance internationale à laquelle s’oppose violemment Israël soutenu par les États Unis ne résoudra pas tout. Mais ce doit être un signe clair de la communauté internationale pour sortir le conflit israélo palestinien de l’impasse, pour redonner espoir à une population palestinienne que l’absence totale de perspective livre aux tentations extrémistes et intégriste. Seul un accord, respectant la sécurité des deux Etats, palestinien et israélien, dans des frontières conformes à la résolution adoptée par l’ONU en 1967, avec le partage de la souveraineté sur Jérusalem et un traitement équitable du sort des réfugiés sera à même d’instaurer une paix durable dans la région.
Pour cela, le gouvernement israélien doit cesser immédiatement de bafouer le droit international en poursuivant une colonisation provocatrice et destructrice et reprendre la négociation avec un interlocuteur reconnu comme tel. Le Mouvement Républicain et Citoyen soutient donc la reconnaissance de la Palestine comme État membre de l’ONU et souhaite que la France, comme elle l’a fait lors du vote historique de l’UNESCO, se prononce favorablement pour l’intégration de cet État dans la communauté des nations.


